Vente maison à Gabès Sud

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Quand on demande le prix d'une maison à Gabès, la réponse arrive en millions. « Soixante-dix millions », c'est 70 000 dinars, et cela reste, dans les quartiers sud de la ville, le prix d'une petite dar arbi à rafraîchir, avec deux ou trois pièces autour d'une cour. Ce vocabulaire dit quelque chose du marché : Gabès Sud est l'un des rares endroits du littoral tunisien où une famille aux revenus modestes peut encore acheter un mur à elle.

La délégation s'étend du quartier de Sidi Boulbaba, autour du mausolée et de la grande mosquée, vers Zrig et son campus universitaire, puis Teboulbou et El Medou le long de la route de Médenine, dans la partie sud de l'oasis maritime. Les maisons à vendre y sont publiées presque toutes par leurs propriétaires ; on les retrouve sur houni.tn avec le contact direct du vendeur.

Les quartiers et leurs maisons

Sidi Boulbaba est le vieux Gabès du sud : ruelles, maisons de plain-pied mitoyennes, familles installées depuis trois générations. Les maisons qui se vendent ici sont souvent des successions, avec des pièces ajoutées au fil des années et un cadastre à remettre d'équerre. C'est là que se trouvent les prix les plus bas de la ville, en contrepartie de travaux.

Zrig a changé de visage avec la faculté des sciences et l'ISET. Zrig Eddakhlania, la partie intérieure, s'est couverte de maisons neuves à deux niveaux, souvent avec un ou deux studios au rez-de-chaussée loués aux étudiants. Pour un acheteur qui veut habiter et compléter ses revenus, c'est le secteur le plus logique de la délégation. Les prix y sont plus élevés qu'à Sidi Boulbaba, mais la construction est récente et les rues sont larges. Qui préfère partir d'un terrain nu regardera les terrains à vendre à Gabès Sud, en lotissement ou en jardin d'oasis.

Teboulbou et El Medou, c'est l'oasis. On y vend des maisons de famille avec un jardin de palmiers, de grenadiers et de henné, parfois une part de tour d'eau. Ce sont des biens d'attache : les acheteurs sont en général des enfants du coin qui rachètent la part de leurs cousins. Un acheteur venu d'ailleurs doit comprendre que la maison vient avec la vie du jardin et ses obligations d'arrosage.

Ce que valent les prix bas

Une maison à Gabès Sud coûte moins cher qu'à Sfax pour plusieurs raisons qu'il faut dire. L'économie de la ville dépend du Groupe chimique et de l'administration, avec peu de nouveaux emplois ; les jeunes diplômés partent. La pollution des usines de Ghannouch, au nord, pèse sur l'image de toute la ville, même si les quartiers sud sont moins exposés que Chott Essalem ou Ghannouch. Et le foncier des vieux quartiers est souvent non immatriculé, ce qui écarte le crédit bancaire.

Résultat : un acheteur qui paie comptant, qui connaît le quartier et qui accepte des travaux fait de bonnes affaires. Une maison achetée à Sidi Boulbaba et rénovée pièce par pièce est souvent le premier patrimoine d'une famille gabésienne. Celui qui veut une maison neuve, avec titre et permis en règle, ira à Zrig et paiera le double, sans atteindre pour autant les prix du centre de Sfax. Avant de vous décider, les maisons à louer à Gabès Sud donnent le niveau des loyers, utile si l'idée est de louer les studios de Zrig aux étudiants.

Vérifications utiles à Gabès

Trois questions à poser au vendeur. Le titre : immatriculé ou acte notarié simple ? La maison est-elle dans le périmètre agricole de l'oasis, où la construction est encadrée ? Et l'eau : dans l'oasis, la salinité de la nappe rend certains puits inutilisables, et la SONEDE reste la seule source potable. Et un test de Gabésien : passez à la maison un jour de vent du nord pour sentir si les odeurs de l'usine arrivent jusque-là. C'est le test que font tous les acheteurs locaux, et il vaut mieux que n'importe quel diagnostic.

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