Vente logement à Tataouine Nord

3 annonces trouvées

À Tataouine, on ne dit pas « je cherche un appartement ». On dit « je cherche une dar », et on ajoute le quartier : Ennozha, Ettadhamen, Oued El Ghar ou Telelt. La délégation de Tataouine Nord couvre la moitié nord du chef-lieu et ses extensions vers la route de Médenine, là où la ville a grandi depuis les années 1990 avec les salaires du pétrole, de la fonction publique et les transferts des émigrés installés à Tunis, en France et en Libye.

Le marché du logement à vendre y est petit, presque entièrement entre particuliers, et il se passe d'agence : un panneau « à vendre » écrit à la main sur le mur, le bouche-à-oreille au marché du lundi et du jeudi, et depuis quelques années les annonces en ligne. Sur houni.tn, les propriétaires publient eux-mêmes et le lecteur les appelle directement.

Ce qu'on achète à Tataouine Nord

La maison de ville est la norme : un rez-de-chaussée sur un lot de 200 à 400 m², avec cour intérieure, garage et souvent la dalle prête pour un étage. Ce sont les maisons d'Ennozha et d'Ettadhamen, quartiers construits en grande partie sur des lotissements de l'AFH et de la municipalité, avec des rues droites et les réseaux en place. Une maison de ce type se vend souvent bien en dessous de ce que coûte un simple S+2 à Sfax ou à Sousse ; c'est pourquoi les familles de Tataouine qui vivent au nord continuent d'acheter ici pour la retraite ou pour les vacances d'été. Pour les villas et les maisons uniquement, les maisons à vendre à Tataouine Nord affinent la recherche.

L'appartement est presque absent. Quelques immeubles de trois niveaux existent le long de l'avenue principale et près de l'hôpital régional, avec des étages vendus à des fonctionnaires mutés, mais le Tataouinien qui achète veut un mur à lui et un toit où monter le soir en été. Les rares annonces d'appartement partent en général vers des enseignants ou des cadres de passage.

À Oued El Ghar et Telelt, on trouve encore des maisons anciennes, parfois avec un puits ou une citerne, sur des parcelles plus grandes, vendues par des héritiers. Ces biens demandent des travaux mais offrent la surface. Les ksour de la montagne, Chenini, Douiret ou Ksar Ouled Soltane, relèvent d'autres délégations et attirent des projets de maisons d'hôtes plutôt que des acheteurs de logement.

Le foncier, sujet numéro un dans le sud

Ce qui bloque ou débloque une vente à Tataouine, c'est le statut de la terre. Une bonne partie du foncier du gouvernorat relève des terres collectives, attribuées aux familles par les conseils de gestion et progressivement privatisées. Une maison construite sur un lot privatisé, avec titre foncier ou au moins un acte d'attribution régularisé, se vend et se finance sans problème. Une maison sur un lot dont la privatisation n'est pas achevée se vend entre gens qui se connaissent, souvent moins cher, et la banque ne suit pas.

Demandez donc trois documents avant toute discussion de prix : le titre ou l'acte d'attribution, le permis de bâtir, et le dernier reçu de la taxe municipale. Dans les lotissements AFH d'Ennozha, le dossier est en général propre. Dans les quartiers plus anciens, il faut passer par le notaire de la ville et parfois par la conservation foncière. Ceux qui veulent construire eux-mêmes trouveront les terrains à vendre à Tataouine Nord, en lotissement ou en périphérie.

Un marché de saison et de retour

Le gros des ventes se conclut en été, quand les émigrés rentrent. Un propriétaire qui met sa maison en vente en mars la garde souvent jusqu'en août pour rencontrer l'acheteur de Marseille ou de Tripoli, ce qui explique des annonces qui restent longtemps affichées sans que le prix bouge.

Pour un acheteur local, la meilleure période est l'automne, après le départ des estivants : les vendeurs qui n'ont pas conclu redeviennent raisonnables. Et visitez en début d'après-midi en juillet pour juger de la chaleur dans les pièces exposées au sud, c'est le critère qui compte dans cette région.

Lire la suite